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Les étangs de Gouvieux, une politique foncière pour préserver notre cadre de vie

Depuis plus de 30 ans, la Commune réfléchit et agit pour préserver et protéger son environnement naturel. La dernière acquisition de la Ville est un troisième étang au lieu-dit de Toutevoie. Cet achat s’inscrit dans une démarche à long terme pour la protection de l’environnement et de la qualité de la vie des Godviciens.

Si la proximité avec la région parisienne a certainement contribué au développement de Gouvieux, cette situation, si proche du périphérique parisien, n’a pourtant pas que du bon. En effet, la “pression” de l’Ile-de-France peut avoir des effets néfastes sur le patrimoine naturel. Lorsqu’elle n’est pas soumise à la présence des hommes, la nature s’équilibre et se développe harmonieusement.

Pour conserver ses équilibres et sa diversité sous la pression, la nature doit être aidée. Jusqu’au début des années 90, les bois de Gouvieux étaient régulièrement le théâtre de dérives qui gâchaient la beauté des paysages et portaient atteinte à la faune et à la flore. Les choses se dégradaient petit à petit, imperceptiblement. Le processus commençait, par exemple, par l’achat d’une parcelle dans les bois par un particulier. Celui-ci s’y rend en fin de semaine et y pique-nique régulièrement... Un jour, il installe un barbecue, puis au fur et à mesure, il entrepose du matériel, plante des haies, construit un cabanon... Au bout du compte, la forêt se retrouvait mitée et défigurée par des installations illégales.

Actuellement encore, les communes ne disposent pas de moyens suffisants pour intervenir et empêcher, par exemple, l’abattage d’arbres remarquables sur un terrain privé et lutter contre la “cabanisation”. Pour remédier à ces dérives qui nuisent gravement à l’environnement et la qualité de la vie, une des mesures la plus efficace et la moins coûteuse à long terme, passe par la maîtrise du foncier. En effet, le prix des terrains, qui ne sont pas destinés à être urbanisés, est assez faible : de l’ordre de 1 euro le mètre carré. C’est dans cette démarche que s’est engagée la municipalité en faisant l’acquisition de l’étang de Toutevoie en 1992 et des étangs dits Barbaut en 1993. Ces derniers sont des étangs constitués de deux plans d’eau, l’un de 15 hectares et l’autre de moins d’un hectare. En mai 2016, la Commune a acheté, à l’amiable, un troisième étang qui a deux intérêts très particuliers : la possibilité de boucler le tour de l’étang et ne plus avoir une parcelle enclavée, le charme de cet étang est unique avec sa végétation atypique qui fait penser aux paysages du Jura.

Grâce à ces acquisitions réfléchies, effectuées au fil du temps, on peut se promener sur des chemins interdits aux 2 roues motorisées en partant de la Plaine de Jeux, et ainsi découvrir paisiblement des paysages qui passent progressivement de la ville à la campagne avec champs et jardins familiaux, à la nature préservée et intacte.

Cette démarche municipale de qualité de vie contribue à une mise en réseau pour le plaisir des habitants, à l’amélioration de l’état naturel et à la préservation de l’environnement. Aujourd’hui, la Commune possède la plus grande forêt communale des 59 communes du Parc naturel régional Oise - Pays de France et gère ce tissu boisé validé par l’Office national des forêts.

Etangs 1  Etangs 2 

La biodiversité des étangs de Gouvieux

Sur le site des étangs de Gouvieux, sont présents des milieux qui se répartissent selon un gradient d’humidité et de boisement : roselières, prairies et boisements humides, pelouses sèches, ourlets... Ils sont par conséquent un lieu privilégié pour la faune et la flore qui y sont très diversifiées. Le Jonc comprimé (plante rare) est présent dans les ceintures de végétation des étangs, l’Ophrys abeille (orchidée) s’observe sur les talus secs et le Muflier des champs (plante rare et menacée) se développe en bordure des cultures. On dénombre une douzaine d’espèces à enjeux parmi lesquelles l’Euphorbe des marais et le Patience maritime.

Côté faune, ces milieux permettent aussi la reproduction d’amphibiens, de plusieurs espèces d’oiseaux paludicoles et sont un lieu connu pour l’hivernage d’oiseaux d’eau rares tels que le Garrot à œil d’or et le Harle Bièvre. Les étangs sont nécessaires à la reproduction des crapauds et au développement de nombreuses larves de libellules dont les adultes pourront être observés sur la végétation des bords d’étangs ou sur les prairies.

Le Martin pêcheur d’Europe est un hôte régulier des étangs et de la Nonette qui utilise des branches basses au-dessus de l’eau comme poste de pêche.

En hiver, de nombreux oiseaux d’eau se rassemblent sur le site dont le Fuligule milouin, le Fuligule morillon et le Foulque macroule qui peut comporter plusieurs centaines d’individus. Lors des hivers les plus froids, le Garrot à oeil d’or et le Harle bièvre font une halte sur les étangs.

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Les étangs de Gouvieux, une politique foncière pour préserver notre cadre de vie

Depuis plus de 30 ans, la Commune réfléchit et agit pour préserver et protéger son environnement naturel. La dernière acquisition de la Ville est un troisième étang au lieu-dit de Toutevoie. Cet achat s’inscrit dans une démarche à long terme pour la protection de l’environnement et de la qualité de la vie des Godviciens.

Si la proximité avec la région parisienne a certainement contribué au développement de Gouvieux, cette situation, si proche du périphérique parisien, n’a pourtant pas que du bon. En effet, la “pression” de l’Ile-de-France peut avoir des effets néfastes sur le patrimoine naturel. Lorsqu’elle n’est pas soumise à la présence des hommes, la nature s’équilibre et se développe harmonieusement.

Pour conserver ses équilibres et sa diversité sous la pression, la nature doit être aidée. Jusqu’au début des années 90, les bois de Gouvieux étaient régulièrement le théâtre de dérives qui gâchaient la beauté des paysages et portaient atteinte à la faune et à la flore. Les choses se dégradaient petit à petit, imperceptiblement. Le processus commençait, par exemple, par l’achat d’une parcelle dans les bois par un particulier. Celui-ci s’y rend en fin de semaine et y pique-nique régulièrement... Un jour, il installe un barbecue, puis au fur et à mesure, il entrepose du matériel, plante des haies, construit un cabanon... Au bout du compte, la forêt se retrouvait mitée et défigurée par des installations illégales.

Actuellement encore, les communes ne disposent pas de moyens suffisants pour intervenir et empêcher, par exemple, l’abattage d’arbres remarquables sur un terrain privé et lutter contre la “cabanisation”. Pour remédier à ces dérives qui nuisent gravement à l’environnement et la qualité de la vie, une des mesures la plus efficace et la moins coûteuse à long terme, passe par la maîtrise du foncier. En effet, le prix des terrains, qui ne sont pas destinés à être urbanisés, est assez faible : de l’ordre de 1 euro le mètre carré. C’est dans cette démarche que s’est engagée la municipalité en faisant l’acquisition de l’étang de Toutevoie en 1992 et des étangs dits Barbaut en 1993. Ces derniers sont des étangs constitués de deux plans d’eau, l’un de 15 hectares et l’autre de moins d’un hectare. En mai 2016, la Commune a acheté, à l’amiable, un troisième étang qui a deux intérêts très particuliers : la possibilité de boucler le tour de l’étang et ne plus avoir une parcelle enclavée, le charme de cet étang est unique avec sa végétation atypique qui fait penser aux paysages du Jura.

Grâce à ces acquisitions réfléchies, effectuées au fil du temps, on peut se promener sur des chemins interdits aux 2 roues motorisées en partant de la Plaine de Jeux, et ainsi découvrir paisiblement des paysages qui passent progressivement de la ville à la campagne avec champs et jardins familiaux, à la nature préservée et intacte.

Cette démarche municipale de qualité de vie contribue à une mise en réseau pour le plaisir des habitants, à l’amélioration de l’état naturel et à la préservation de l’environnement. Aujourd’hui, la Commune possède la plus grande forêt communale des 59 communes du Parc naturel régional Oise - Pays de France et gère ce tissu boisé validé par l’Office national des forêts.

Etangs 1  Etangs 2 

La biodiversité des étangs de Gouvieux

Sur le site des étangs de Gouvieux, sont présents des milieux qui se répartissent selon un gradient d’humidité et de boisement : roselières, prairies et boisements humides, pelouses sèches, ourlets... Ils sont par conséquent un lieu privilégié pour la faune et la flore qui y sont très diversifiées. Le Jonc comprimé (plante rare) est présent dans les ceintures de végétation des étangs, l’Ophrys abeille (orchidée) s’observe sur les talus secs et le Muflier des champs (plante rare et menacée) se développe en bordure des cultures. On dénombre une douzaine d’espèces à enjeux parmi lesquelles l’Euphorbe des marais et le Patience maritime.

Côté faune, ces milieux permettent aussi la reproduction d’amphibiens, de plusieurs espèces d’oiseaux paludicoles et sont un lieu connu pour l’hivernage d’oiseaux d’eau rares tels que le Garrot à œil d’or et le Harle Bièvre. Les étangs sont nécessaires à la reproduction des crapauds et au développement de nombreuses larves de libellules dont les adultes pourront être observés sur la végétation des bords d’étangs ou sur les prairies.

Le Martin pêcheur d’Europe est un hôte régulier des étangs et de la Nonette qui utilise des branches basses au-dessus de l’eau comme poste de pêche.

En hiver, de nombreux oiseaux d’eau se rassemblent sur le site dont le Fuligule milouin, le Fuligule morillon et le Foulque macroule qui peut comporter plusieurs centaines d’individus. Lors des hivers les plus froids, le Garrot à oeil d’or et le Harle bièvre font une halte sur les étangs.

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