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Budget

Un exercice complexe mais passionnant

L’exercice du budget prévisionnel est complexe et fastidieux, y compris pour des professionnels qui en sont experts et habitués. Car les chiffres abstraits qui s’alignent froidement et interminablement au fil de dizaines de pages, recoupent une réalité bien concrète, celle de notre quotidien, à vous et moi.

A l’instar d’un programme informatique qui produit tout un spectacle audiovisuel à partir d’une combinaison de 0 et de 1, le budget d’une commune cadre, anime et projette la vie du territoire et de ses habitants. La responsabilité qui pèse sur les décideurs en est énorme, qui plus est quand ils visent le seul intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, mais l’intérêt supérieur de notre communauté, présente et à venir.

La conception d’un budget s’avère souvent kafkaïenne, surtout quand la combinaison de souhaits, de projets, de contraintes et d’impératifs confèrent à résoudre la quadrature du cercle. Mais le défi, sans cesse renouvelé, est passionnant ; et la satisfaction, quand la réussite est au bout du chemin, motivante.

Les élus peuvent être fiers de contribuer de la sorte à la préservation et au rayonnement de notre commune, à commencer par le premier d'entre eux, le Maire, en sa qualité d'arbitre au service de l'intérêt général.

 

Budget primitif 2019

Le 22 janvier 2019, le Conseil municipal a débattu des orientations budgétaires de la Commune de Gouvieux pour l’année 2019, ce, sur la base d’un rapport préparé par les services de la Mairie, conformément à la loi « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » / NOTRe de 2015. La Commune de Gouvieux avait largement anticipé cette disposition législative dans la mesure où elle produit ledit rapport depuis près de 10 ans maintenant.
Le 21 mars, le Conseil municipal a examiné et voté le budget 2019 qui a finalement découlé de ces orientations, en lien avec les résultats consolidés et officiels de l’année précédente.

Contexte

Naturellement, le contexte national influence grandement les comptes locaux. Les points positifs sont une croissance relativement stable et élevée aux alentours de 1.5% du Produit Intérieur Brut (PIB / richesse produite chaque année en France), une inflation plutôt faible à 1.6% en 2018, et des taux d’intérêt historiquement bas. Mais inflation et taux d’intérêt pourraient s’accroître en 2019.
Les points négatifs demeurent un haut niveau de déficit et d’endettement de notre pays, qui se classe parmi les lanternes rouges de l’Union européenne (UE), ce qui laisse présager une pression fiscale maintenue à un haut degré et une demande de maîtrise des dépenses publiques de la part de l’Etat à l’endroit des collectivités territoriales (le Gouvernement prévoit une réduction de 13 milliards d’euros de leurs dépenses de fonctionnement d’ici 2022). Ces dernières vont devoir faire face au même moment à la mise en place du plan sur les « parcours professionnels, carrières et rémunérations », qui induit une augmentation automatique des dépenses de personnel. La Ville de Gouvieux n’y échappera pas, mais ses effectifs réduits lui assurent de limiter la dérive attendue.
Par ailleurs, une grave incertitude plane sur les communes avec la suppression progressive de la taxe d’habitation, qui représente la principale recette de nombreuses municipalités, en particulier Gouvieux puisque notre territoire accueille peu d’activités économiques taxables. Certes, l’Etat s’est engagé à compenser, mais le mécanisme reste à préciser, sans compter que les promesses de compensations passées n’ont pas toujours été suivies des effets escomptés...

Recettes

2019 devrait confirmer la stabilisation des dotations de l’Etat pour la Commune de Gouvieux, après 6 ans de baisse consécutive pour une perte cumulée de 623 493 euros par an, soit 10% du produit de la taxe d’habitation et de la taxe foncière sur le bâti. Un coup toujours rude pour nos finances communales qui ne peuvent guère compter sur les rentrées de nature économique (par exemple, l’exonération des établissements hippiques de taxe professionnelle et de taxe sur le foncier bâti n’est plus compensée à ce jour, soit 80 000 euros de moins dans les caisses chaque année).
Malgré tout, la Municipalité a décidé de conserver et pérenniser sa modération fiscale sur les ménages. Besoin est de rappeler et souligner ici que l’effort fiscal demandé à ceux-ci par la Ville de Gouvieux est de 100 alors que la moyenne des 25 premières communes de l’Oise est à 116. Au final, les taux, qui ont pu être baissés l’an dernier grâce à la disparition des activités périscolaires, à l’arrêt de la réduction des dotations de l’Etat et à des économies réalisées par la Municipalité, demeureront inchangés pour 2019 :
- 21.6 pour la taxe d’habitation,
- 12.01 pour la taxe sur le foncier bâti,
- 89.56 pour la taxe sur le foncier non bâti,
- 20.84 pour la Contribution Foncière des Entreprises.
Attention ! La stabilisation de ces taux ne signifie pas qu’il en ira de même des montants à acquitter, qui sont calculés sur la base de valeurs locatives annuellement révisées par le Parlement (sorte d’indexation sur l’inflation).
À noter que la politique foncière originale de la Ville de Gouvieux, caractérisée par des acquisitions régulières selon les opportunités qui se présentent, ne correspond pas seulement à des sorties d’argent, mais aussi à des rentrées. Ces dernières sont parfois conséquentes, grâce à une valorisation des biens détenus à travers des opérations de vente et d’aménagement de plus ou moins grande envergure, toujours dans le souci d’un développement durable de la commune, préservant son remarquable cadre de vie.
Enfin, la dette est très maîtrisée, aux environs de 3 millions d’euros, du fait d’un faible recours à cette source de financement.

Dépenses

Le plus gros poste, à savoir les charges à caractère général (énergie, affranchissement, fournitures...), est difficilement maîtrisable, mais la Mairie s’y efforce néanmoins, notamment via des travaux d’isolation au gymnase ou bien encore une rénovation progressive de l’éclairage public (passage en leds), de nature à les réduire.
Les charges de personnel sont extrêmement maitrisées (elles ont même diminué de 2017 à 2018) : elles représentent toujours moins du quart des dépenses de fonctionnement. En effet, la Mairie emploie directement une cinquantaine de personnes, soit 3 fois moins que les communes de sa taille, ce qui est exceptionnel. Ceci, sans pour autant dégrader les services rendus à la population dans la mesure où elle en sous-traite une partie, ce qui offre le double avantage de la souplesse et du moindre coût.
Concernant les charges de gestion courante, le seul fait notable est la hausse de 70 000 euros du budget consacré à la Petite Enfance. La Mairie versera désormais aux parents le surcoût intégral de la garde via une assistantes maternelles calculé par rapport à la garde en crèche.
Enfin, les investissements consistent essentiellement en des travaux de voirie, d’enfouissement, de mise aux normes, de réfection et autres rénovations, comme l’illustre l’article « info travaux » de ce numéro.

Autofinancement

En 2018, l’autofinancement net (après remboursement des dettes) est passé de 1,016 millions d’euros à 1,199. La Municipalité s’efforce de le maintenir à ce niveau, de manière à ne pas être dépendant de l’emprunt (à ce jour, la Commune serait en capacité de se désendetter complètement en moins de 2 ans si elle y consacrait toute son épargne). Mais il pourrait être impacté en 2019 par des facteurs extérieurs (réforme des dotations de l’Etat et de la taxe d’habitation, prix de l’énergie...), sachant que la Ville de Gouvieux a peu de marge de manœuvre dans la mesure où elle n’est pas dépensière.

Budget principal en résumé

FONCTIONNEMENT = 9 934 859 euros
Dépenses = 4 309 600 euros pour les charges à caractère général, 2 230 500 euros pour les charges de personnel, 1 308 871 euros pour les charges de gestion courante.
Recettes = 7 988 065 euros pour les impôts et taxes, 1 279 052 euros pour les dotations et participations.

INVESTISSEMENT = 7 786 162 euros
Dépenses = 3 464 739 euros pour les immobilisations corporelles, 3 417 760 euros pour les immobilisations en cours
Recettes = 3 019 850 euros pour les produits de cession d’immobilisations, 2 032 952 euros pour les excédents de fonctionnement capitalisés.

 

Budget primitif 2020

Au terme de la longue parenthèse politique et institutionnelle imposée par la crise sanitaire, le Conseil municipal sorti des urnes le 15 mars est officiellement entré en fonction le 26 mai. Le 9 juin, il a débattu des orientations budgétaires pour l’année en cours. Il a ensuite adopté le budget primitif, ou plutôt les budgets (général et annexes), le 30 juin, avec pour mot d’ordre la continuité dans le changement : « continuité » dans la mesure où Monsieur le Maire souhaite maintenir les grandes tendances à l’œuvre depuis de nombreuses années en matière de gestion des comptes publics et d’amélioration du cadre de vie ; « changement » car il s’agit d’intégrer à ces tendances non seulement les imprévus liés à la crise, mais aussi les engagements électoraux.

Un contexte plus défavorable que jamais…

La pandémie a profondément dégradé l’économie française. Les finances de l’Etat en seront fortement impactées. C’est pourquoi la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF : argent versé chaque année par l’Etat aux collectivités locales pour assurer une partie de leur financement), qui a fondu de 1 995 123 euros en 2009 à 1 466 350 euros en 2019, devrait encore diminuer en 2020.
Par ailleurs, la suppression progressive de la Taxe d’Habitation (TH) est confirmée. Dès cette année, les contribuables à revenus faibles ou moyens seront totalement exonérés. L’Etat s’est engagé auprès des communes à compenser à l’euro près, mais dans la limite des taux et abattements en vigueur en 2017.
La Commune de Gouvieux perd donc un de ses rares leviers fiscaux : lui restent principalement les taxes sur le foncier. Or, le taux qu’elle applique sur le foncier bâti est faible, à 12.01%, contre 16.8% pour la moyenne des communes de sa strate.
De plus, besoin est de rappeler que les impôts économiques rapportent peu à la Commune, du fait d’un tissu d’entreprises relativement modeste, sans compter que nombre d’entre elles sont exonérées, en particulier les établissements hippiques et de santé. Autre source de recettes fiscales : les droits de mutation, issus des transactions immobilières, qui ont fortement augmenté depuis 2015, mais qui risquent de connaître une sérieuse diminution avec la crise.

Taux de Taxe Foncière sur le Bâti
Tab taux TFB 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, plus que jamais, Gouvieux cultive le paradoxe : d’un côté, le revenu moyen des foyers godviciens est supérieur de 45% à la moyenne des communes de cette envergure ; de l’autre, la Commune se classe en bas de tableau des 20 plus grosses communes de l’Oise pour ses recettes de fonctionnement.

Recettes
Tab recettes 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

…mais une situation locale saine…

Les contraintes qui pèsent sur la Commune en termes de ressources nationales et fiscales ne sont pas nouvelles. D’autant moins que certaines sont volontaires, en matière fiscale en l’occurrence, puisque le Maire et ses équipes précédentes se sont toujours efforcés de maintenir les taux à des niveaux raisonnables, augmentés en cas d’extrême nécessité (exemple des Temps d’Activités Périscolaires subitement imposés par l’Etat en 2015), stabilisés ou réduits le reste du temps (depuis 2017 notamment). D’où un faible effort fiscal pour la population, satisfaisant pour les contribuables, mais rude pour la collectivité.
Les municipalités successives, sous l’égide du Maire, se sont toujours accommodées de ces contraintes, sans chercher à s’en libérer par l’augmentation des impôts et/ou de la dette, qui a même diminué de 4,36 millions d’euros en 2013 à 2,71 en 2019 (il faudrait à peine plus d’un an pour s’en débarrasser si la Commune consacrait l’ensemble de ses marges financières à son remboursement !).
Le mot d’ordre a toujours été et demeure l’efficience, c’est-à-dire l’efficacité au moindre coût. Le personnel municipal demeure donc limité au strict nécessaire, aux alentours d’une soixantaine d’employés, soit 2 à 3 fois moins que d’autres communes de même taille : son action est complétée au besoin par des appels au secteur privé, qui présentent le double avantage du choix et de la souplesse. Ainsi Gouvieux se classe-t-elle une fois de plus en tête des 20 plus grosses communes de l’Oise pour la faiblesse de ses charges de personnel.

Charges de personnel
Tab charges personnel 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce à ces efforts répétés, la Commune a toujours dégagé un autofinancement suffisamment important pour lui permettre d’assumer elle-même des opérations d’investissement multiples et variées (rénovation de ses bâtiments, réaménagements de voirie, enfouissement de réseaux, remplacement de l’éclairage public, acquisitions foncières préventives ou prospectives, équipement de ses services, etc.). Différence entre recettes et dépenses de fonctionnement, cet autofinancement se monte en 2019 à 2,6 millions d’euros, contre près de 2 l’année précédente. Il reste au niveau élevé de 2,3 millions si on lui ôte le remboursement des emprunts.

…qui permet d’envisager sereinement la suite

En cette année exceptionnellement difficile pour la France et délicate pour la population, la Commune de Gouvieux récolte les fruits d’une gestion saine de long terme, qui lui octroient une certaine marge de manœuvre et l’autorisent de la sorte à envisager de nouvelles actions municipales, en plus de faire face aux imprévus liés au coronavirus.
Les conséquences de la crise sanitaire et socio-économique du coronavirus sur les finances communales sont loin d’être négligeables, et arrêtées. De mars à mai, la Ville a ainsi dépensé plus de 100 000 euros en communication et en matériel (2 points d’impôts locaux), à quoi il convient d’ajouter la réorganisation des écoles, l’annulation de 3 mois de loyers aux professionnels hébergés en locaux municipaux (commerces et troglodytes), ainsi que d’autres dépenses encore à venir, notamment à travers le Centre Communal d’Action Social (CCAS) pour l’aide aux plus fragiles.
Monsieur le Maire et sa nouvelle équipe souhaitent par ailleurs ne pas attendre davantage pour mettre en œuvre une partie de leurs engagements électoraux, en particulier dans le domaine clé de la jeunesse avec l’ouverture du centre aéré le mercredi (création de 4 postes d’animateurs à l’année), une garderie du soir dans le même centre aéré, un accueil anticipé le matin dans les écoles, ou bien encore le recrutement de personnels de la Petite Enfance.
Les actions municipales programmées pour les mois et années à venir ne touchent pas seulement au fonctionnement, mais aussi à l’investissement, sur des opérations d’envergure, tels la poursuite des enfouissements de réseaux, la modernisation de l’éclairage public, des réhabilitations d’immeubles, le développement du village artisanal troglodytique, l’extension du maillage de chemins, le déploiement du réseau cyclable, l’amélioration de l’accessibilité des lieux publics, la restauration de l’église, l’enrichissement des équipements ludiques et sportifs… Soit une foule de projets que la Commune compte bien mener à terme, pour le bien de sa population présente et future, quitte à vendre certaines de ses propriétés pour les financer sans pour autant grever un budget global qui doit demeurer exemplaire.

Lire la suite ...

Budget

Un exercice complexe mais passionnant

L’exercice du budget prévisionnel est complexe et fastidieux, y compris pour des professionnels qui en sont experts et habitués. Car les chiffres abstraits qui s’alignent froidement et interminablement au fil de dizaines de pages, recoupent une réalité bien concrète, celle de notre quotidien, à vous et moi.

A l’instar d’un programme informatique qui produit tout un spectacle audiovisuel à partir d’une combinaison de 0 et de 1, le budget d’une commune cadre, anime et projette la vie du territoire et de ses habitants. La responsabilité qui pèse sur les décideurs en est énorme, qui plus est quand ils visent le seul intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, mais l’intérêt supérieur de notre communauté, présente et à venir.

La conception d’un budget s’avère souvent kafkaïenne, surtout quand la combinaison de souhaits, de projets, de contraintes et d’impératifs confèrent à résoudre la quadrature du cercle. Mais le défi, sans cesse renouvelé, est passionnant ; et la satisfaction, quand la réussite est au bout du chemin, motivante.

Les élus peuvent être fiers de contribuer de la sorte à la préservation et au rayonnement de notre commune, à commencer par le premier d'entre eux, le Maire, en sa qualité d'arbitre au service de l'intérêt général.

 

Budget primitif 2019

Le 22 janvier 2019, le Conseil municipal a débattu des orientations budgétaires de la Commune de Gouvieux pour l’année 2019, ce, sur la base d’un rapport préparé par les services de la Mairie, conformément à la loi « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » / NOTRe de 2015. La Commune de Gouvieux avait largement anticipé cette disposition législative dans la mesure où elle produit ledit rapport depuis près de 10 ans maintenant.
Le 21 mars, le Conseil municipal a examiné et voté le budget 2019 qui a finalement découlé de ces orientations, en lien avec les résultats consolidés et officiels de l’année précédente.

Contexte

Naturellement, le contexte national influence grandement les comptes locaux. Les points positifs sont une croissance relativement stable et élevée aux alentours de 1.5% du Produit Intérieur Brut (PIB / richesse produite chaque année en France), une inflation plutôt faible à 1.6% en 2018, et des taux d’intérêt historiquement bas. Mais inflation et taux d’intérêt pourraient s’accroître en 2019.
Les points négatifs demeurent un haut niveau de déficit et d’endettement de notre pays, qui se classe parmi les lanternes rouges de l’Union européenne (UE), ce qui laisse présager une pression fiscale maintenue à un haut degré et une demande de maîtrise des dépenses publiques de la part de l’Etat à l’endroit des collectivités territoriales (le Gouvernement prévoit une réduction de 13 milliards d’euros de leurs dépenses de fonctionnement d’ici 2022). Ces dernières vont devoir faire face au même moment à la mise en place du plan sur les « parcours professionnels, carrières et rémunérations », qui induit une augmentation automatique des dépenses de personnel. La Ville de Gouvieux n’y échappera pas, mais ses effectifs réduits lui assurent de limiter la dérive attendue.
Par ailleurs, une grave incertitude plane sur les communes avec la suppression progressive de la taxe d’habitation, qui représente la principale recette de nombreuses municipalités, en particulier Gouvieux puisque notre territoire accueille peu d’activités économiques taxables. Certes, l’Etat s’est engagé à compenser, mais le mécanisme reste à préciser, sans compter que les promesses de compensations passées n’ont pas toujours été suivies des effets escomptés...

Recettes

2019 devrait confirmer la stabilisation des dotations de l’Etat pour la Commune de Gouvieux, après 6 ans de baisse consécutive pour une perte cumulée de 623 493 euros par an, soit 10% du produit de la taxe d’habitation et de la taxe foncière sur le bâti. Un coup toujours rude pour nos finances communales qui ne peuvent guère compter sur les rentrées de nature économique (par exemple, l’exonération des établissements hippiques de taxe professionnelle et de taxe sur le foncier bâti n’est plus compensée à ce jour, soit 80 000 euros de moins dans les caisses chaque année).
Malgré tout, la Municipalité a décidé de conserver et pérenniser sa modération fiscale sur les ménages. Besoin est de rappeler et souligner ici que l’effort fiscal demandé à ceux-ci par la Ville de Gouvieux est de 100 alors que la moyenne des 25 premières communes de l’Oise est à 116. Au final, les taux, qui ont pu être baissés l’an dernier grâce à la disparition des activités périscolaires, à l’arrêt de la réduction des dotations de l’Etat et à des économies réalisées par la Municipalité, demeureront inchangés pour 2019 :
- 21.6 pour la taxe d’habitation,
- 12.01 pour la taxe sur le foncier bâti,
- 89.56 pour la taxe sur le foncier non bâti,
- 20.84 pour la Contribution Foncière des Entreprises.
Attention ! La stabilisation de ces taux ne signifie pas qu’il en ira de même des montants à acquitter, qui sont calculés sur la base de valeurs locatives annuellement révisées par le Parlement (sorte d’indexation sur l’inflation).
À noter que la politique foncière originale de la Ville de Gouvieux, caractérisée par des acquisitions régulières selon les opportunités qui se présentent, ne correspond pas seulement à des sorties d’argent, mais aussi à des rentrées. Ces dernières sont parfois conséquentes, grâce à une valorisation des biens détenus à travers des opérations de vente et d’aménagement de plus ou moins grande envergure, toujours dans le souci d’un développement durable de la commune, préservant son remarquable cadre de vie.
Enfin, la dette est très maîtrisée, aux environs de 3 millions d’euros, du fait d’un faible recours à cette source de financement.

Dépenses

Le plus gros poste, à savoir les charges à caractère général (énergie, affranchissement, fournitures...), est difficilement maîtrisable, mais la Mairie s’y efforce néanmoins, notamment via des travaux d’isolation au gymnase ou bien encore une rénovation progressive de l’éclairage public (passage en leds), de nature à les réduire.
Les charges de personnel sont extrêmement maitrisées (elles ont même diminué de 2017 à 2018) : elles représentent toujours moins du quart des dépenses de fonctionnement. En effet, la Mairie emploie directement une cinquantaine de personnes, soit 3 fois moins que les communes de sa taille, ce qui est exceptionnel. Ceci, sans pour autant dégrader les services rendus à la population dans la mesure où elle en sous-traite une partie, ce qui offre le double avantage de la souplesse et du moindre coût.
Concernant les charges de gestion courante, le seul fait notable est la hausse de 70 000 euros du budget consacré à la Petite Enfance. La Mairie versera désormais aux parents le surcoût intégral de la garde via une assistantes maternelles calculé par rapport à la garde en crèche.
Enfin, les investissements consistent essentiellement en des travaux de voirie, d’enfouissement, de mise aux normes, de réfection et autres rénovations, comme l’illustre l’article « info travaux » de ce numéro.

Autofinancement

En 2018, l’autofinancement net (après remboursement des dettes) est passé de 1,016 millions d’euros à 1,199. La Municipalité s’efforce de le maintenir à ce niveau, de manière à ne pas être dépendant de l’emprunt (à ce jour, la Commune serait en capacité de se désendetter complètement en moins de 2 ans si elle y consacrait toute son épargne). Mais il pourrait être impacté en 2019 par des facteurs extérieurs (réforme des dotations de l’Etat et de la taxe d’habitation, prix de l’énergie...), sachant que la Ville de Gouvieux a peu de marge de manœuvre dans la mesure où elle n’est pas dépensière.

Budget principal en résumé

FONCTIONNEMENT = 9 934 859 euros
Dépenses = 4 309 600 euros pour les charges à caractère général, 2 230 500 euros pour les charges de personnel, 1 308 871 euros pour les charges de gestion courante.
Recettes = 7 988 065 euros pour les impôts et taxes, 1 279 052 euros pour les dotations et participations.

INVESTISSEMENT = 7 786 162 euros
Dépenses = 3 464 739 euros pour les immobilisations corporelles, 3 417 760 euros pour les immobilisations en cours
Recettes = 3 019 850 euros pour les produits de cession d’immobilisations, 2 032 952 euros pour les excédents de fonctionnement capitalisés.

 

Budget primitif 2020

Au terme de la longue parenthèse politique et institutionnelle imposée par la crise sanitaire, le Conseil municipal sorti des urnes le 15 mars est officiellement entré en fonction le 26 mai. Le 9 juin, il a débattu des orientations budgétaires pour l’année en cours. Il a ensuite adopté le budget primitif, ou plutôt les budgets (général et annexes), le 30 juin, avec pour mot d’ordre la continuité dans le changement : « continuité » dans la mesure où Monsieur le Maire souhaite maintenir les grandes tendances à l’œuvre depuis de nombreuses années en matière de gestion des comptes publics et d’amélioration du cadre de vie ; « changement » car il s’agit d’intégrer à ces tendances non seulement les imprévus liés à la crise, mais aussi les engagements électoraux.

Un contexte plus défavorable que jamais…

La pandémie a profondément dégradé l’économie française. Les finances de l’Etat en seront fortement impactées. C’est pourquoi la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF : argent versé chaque année par l’Etat aux collectivités locales pour assurer une partie de leur financement), qui a fondu de 1 995 123 euros en 2009 à 1 466 350 euros en 2019, devrait encore diminuer en 2020.
Par ailleurs, la suppression progressive de la Taxe d’Habitation (TH) est confirmée. Dès cette année, les contribuables à revenus faibles ou moyens seront totalement exonérés. L’Etat s’est engagé auprès des communes à compenser à l’euro près, mais dans la limite des taux et abattements en vigueur en 2017.
La Commune de Gouvieux perd donc un de ses rares leviers fiscaux : lui restent principalement les taxes sur le foncier. Or, le taux qu’elle applique sur le foncier bâti est faible, à 12.01%, contre 16.8% pour la moyenne des communes de sa strate.
De plus, besoin est de rappeler que les impôts économiques rapportent peu à la Commune, du fait d’un tissu d’entreprises relativement modeste, sans compter que nombre d’entre elles sont exonérées, en particulier les établissements hippiques et de santé. Autre source de recettes fiscales : les droits de mutation, issus des transactions immobilières, qui ont fortement augmenté depuis 2015, mais qui risquent de connaître une sérieuse diminution avec la crise.

Taux de Taxe Foncière sur le Bâti
Tab taux TFB 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, plus que jamais, Gouvieux cultive le paradoxe : d’un côté, le revenu moyen des foyers godviciens est supérieur de 45% à la moyenne des communes de cette envergure ; de l’autre, la Commune se classe en bas de tableau des 20 plus grosses communes de l’Oise pour ses recettes de fonctionnement.

Recettes
Tab recettes 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

…mais une situation locale saine…

Les contraintes qui pèsent sur la Commune en termes de ressources nationales et fiscales ne sont pas nouvelles. D’autant moins que certaines sont volontaires, en matière fiscale en l’occurrence, puisque le Maire et ses équipes précédentes se sont toujours efforcés de maintenir les taux à des niveaux raisonnables, augmentés en cas d’extrême nécessité (exemple des Temps d’Activités Périscolaires subitement imposés par l’Etat en 2015), stabilisés ou réduits le reste du temps (depuis 2017 notamment). D’où un faible effort fiscal pour la population, satisfaisant pour les contribuables, mais rude pour la collectivité.
Les municipalités successives, sous l’égide du Maire, se sont toujours accommodées de ces contraintes, sans chercher à s’en libérer par l’augmentation des impôts et/ou de la dette, qui a même diminué de 4,36 millions d’euros en 2013 à 2,71 en 2019 (il faudrait à peine plus d’un an pour s’en débarrasser si la Commune consacrait l’ensemble de ses marges financières à son remboursement !).
Le mot d’ordre a toujours été et demeure l’efficience, c’est-à-dire l’efficacité au moindre coût. Le personnel municipal demeure donc limité au strict nécessaire, aux alentours d’une soixantaine d’employés, soit 2 à 3 fois moins que d’autres communes de même taille : son action est complétée au besoin par des appels au secteur privé, qui présentent le double avantage du choix et de la souplesse. Ainsi Gouvieux se classe-t-elle une fois de plus en tête des 20 plus grosses communes de l’Oise pour la faiblesse de ses charges de personnel.

Charges de personnel
Tab charges personnel 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce à ces efforts répétés, la Commune a toujours dégagé un autofinancement suffisamment important pour lui permettre d’assumer elle-même des opérations d’investissement multiples et variées (rénovation de ses bâtiments, réaménagements de voirie, enfouissement de réseaux, remplacement de l’éclairage public, acquisitions foncières préventives ou prospectives, équipement de ses services, etc.). Différence entre recettes et dépenses de fonctionnement, cet autofinancement se monte en 2019 à 2,6 millions d’euros, contre près de 2 l’année précédente. Il reste au niveau élevé de 2,3 millions si on lui ôte le remboursement des emprunts.

…qui permet d’envisager sereinement la suite

En cette année exceptionnellement difficile pour la France et délicate pour la population, la Commune de Gouvieux récolte les fruits d’une gestion saine de long terme, qui lui octroient une certaine marge de manœuvre et l’autorisent de la sorte à envisager de nouvelles actions municipales, en plus de faire face aux imprévus liés au coronavirus.
Les conséquences de la crise sanitaire et socio-économique du coronavirus sur les finances communales sont loin d’être négligeables, et arrêtées. De mars à mai, la Ville a ainsi dépensé plus de 100 000 euros en communication et en matériel (2 points d’impôts locaux), à quoi il convient d’ajouter la réorganisation des écoles, l’annulation de 3 mois de loyers aux professionnels hébergés en locaux municipaux (commerces et troglodytes), ainsi que d’autres dépenses encore à venir, notamment à travers le Centre Communal d’Action Social (CCAS) pour l’aide aux plus fragiles.
Monsieur le Maire et sa nouvelle équipe souhaitent par ailleurs ne pas attendre davantage pour mettre en œuvre une partie de leurs engagements électoraux, en particulier dans le domaine clé de la jeunesse avec l’ouverture du centre aéré le mercredi (création de 4 postes d’animateurs à l’année), une garderie du soir dans le même centre aéré, un accueil anticipé le matin dans les écoles, ou bien encore le recrutement de personnels de la Petite Enfance.
Les actions municipales programmées pour les mois et années à venir ne touchent pas seulement au fonctionnement, mais aussi à l’investissement, sur des opérations d’envergure, tels la poursuite des enfouissements de réseaux, la modernisation de l’éclairage public, des réhabilitations d’immeubles, le développement du village artisanal troglodytique, l’extension du maillage de chemins, le déploiement du réseau cyclable, l’amélioration de l’accessibilité des lieux publics, la restauration de l’église, l’enrichissement des équipements ludiques et sportifs… Soit une foule de projets que la Commune compte bien mener à terme, pour le bien de sa population présente et future, quitte à vendre certaines de ses propriétés pour les financer sans pour autant grever un budget global qui doit demeurer exemplaire.

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